Le changement climatique est déjà une réalité pour notre territoire : épisodes de chaleur plus fréquents, risques accrus d’inondation, vulnérabilité des populations et pression sur les écosystèmes. Selon le GIEC (2022), l’adaptation consiste à ajuster nos modes de vie, nos aménagements et nos usages afin de limiter les dommages et de protéger les plus fragiles. Il ne s’agit plus de savoir s’il faut agir, mais comment agir collectivement et efficacement.
Sur le Pays bigouden sud, la fertilisation des sols est responsable de 92 % des émissions d’ammoniac (NH3). L’élevage en bâtiment, le travail du sol et l’usage d’engins agricoles contribuent également aux émissions de particules fines et d’oxydes d’azote. Face à ces enjeux, il ne s’agit pas de désigner des responsables mais d’accompagner la transition agricole vers des pratiques plus durables, en concertation avec les acteurs du territoire.
Entre 1990 et 2018, la France a perdu 14 % de sa ressource en eau renouvelable, soit 33 milliards de m³. L’agriculture consomme environ 70 % de l’eau, l’industrie 20 % et les usages domestiques 10 %. La raréfaction de la ressource impose une gestion plus sobre, plus transparente et plus protectrice de la qualité de l’eau, considérée comme un bien commun.
La transition écologique est une opportunité pour développer une économie locale plus résiliente, créatrice d’emplois et moins dépendante des ressources importées. L’économie circulaire permet de réduire les déchets, de favoriser le réemploi et de soutenir les initiatives locales, tout en intégrant des critères sociaux et environnementaux dans les politiques publiques.La transition écologique est une chance pour renforcer l’économie locale, créer des emplois et réduire notre dépendance aux ressources importées. L’économie circulaire permet de limiter les déchets, de réutiliser davantage et de soutenir les acteurs locaux, tout en prenant en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans les décisions publiques.
Le secteur résidentiel représente 43 % des consommations d’énergie du territoire. Les produits pétroliers comptent encore pour près de 50 % de l’énergie consommée, tandis que les déplacements routiers représentent 38 % du bilan énergétique. Réduire la dépendance aux énergies fossiles implique à la fois sobriété, efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables locales.
La pêche est une activité économique majeure et un pilier de l’identité locale. Elle est particulièrement exposée aux effets du changement climatique et représente une part importante des consommations énergétiques du secteur transport. La transition du secteur doit permettre de préserver l’activité, les emplois et la ressource marine.
Le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) est un outil obligatoire pour organiser la transition écologique du territoire. Son efficacité repose sur une mise en œuvre concrète, partagée et cohérente avec les réalités locales. Appliquer le PCAET est un choix politique assumé.
Le réchauffement climatique et l’artificialisation des sols entraînent un déclin rapide de la biodiversité. Une hausse de température de 2 à 3 °C pourrait provoquer une chute de 20 à 30 % de la biodiversité. Préserver le vivant est indispensable au maintien des équilibres écologiques et à la qualité de vie.
La montée du niveau de la mer et l’érosion côtière entraînent un recul progressif du trait de côte. En Bretagne, 1,62 km² de côtes ont déjà disparu depuis les années 1950. À Penmarc’h, environ 2 500 habitations sont situées en zone submersible. La sécurité des personnes et l’adaptation du littoral sont des priorités.