Samedi 31 janvier 9h30 - 12h30 Le Bourg salle Maison pour tous
La conférence donnée à Penmarc’h par Madame Aurélie Mézière, maire de Plessé, a été une présentation brillante, suivie d’un long moment d’échanges, dans une atmosphère très conviviale et enthousiaste.
Après environ 30 minutes de présentation structurée, Mme Mézière a répondu pendant plus d’une heure trente aux questions des participantes et participants, avant que les échanges ne se prolongent autour d’un pot convivial, favorisant le partage d’expériences et la discussion informelle.
Elle a exposé comment sa commune a structuré la démocratie participative autour d’outils concrets : des conseillers municipaux délégués nombreux (8), des comités consultatifs citoyens, des VIP (Volontaires Investis à Plessé) des méthodes mixtes de participation incluant tirage au sort et volontariat, ainsi que des espaces variés comme les comités consultatifs, les marches exploratoires, les forums associatifs et les journées citoyennes. Les VIP peuvent intervenir lors d'un conseil miunicipal.
L’expérience de Plessé repose sur un cadre explicite : une charte de la participation, des règles d’écoute, de bienveillance et de respect,
La maire insiste sur un point essentiel : la clé de voûte du dispositif est l’écoute réelle des habitants, sans renoncer au rôle politique des élus. La participation enrichit la décision, elle ne l’efface pas. Les comités consultatifs sont pilotés par des conseillers municipaux délégués.
La démocratie participative ne se limite pas à la discussion. Elle nourrit des politiques municipales structurantes : action sociale (France Services, dispositifs d’accompagnement), politique agricole communale (PAC), maintien de la maîtrise publique du foncier, soutien à l’économie locale (ex. label « J’habite ici, j’achète ici »).
La question posée en filigrane par la démocratie participative est simple : « Si vous étiez élu·e, que feriez-vous pour votre commune ? »
La maire de Plessé a conclu sur une vision claire de l’engagement collectif : « Tout seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin. » La démocratie participative est présentée non comme une solution miracle, mais comme un chemin exigeant, fondé sur le temps long, l’humilité, l’écoute et la construction collective.
Devant un public nombreux et attentif, Alain Guichaoua a présenté la liste "Penmarch à babord". Cette liste se revendique citoyenne et de gauche.
Un échange a illustré cette singularité. En réponse à une question sur le maintien ou non des deux écoles publiques, un colistier a affirmé "Nous ne fermerons aucune école publique. Ce n'est pas notre rôle de nous substituer à l'inspection acédémique. Nous assumons de vouloir conserver les deux écoles." réponse applaudie par le public. Alain Guichaoua complete ce propos en rappelant que la fermeure d'une école baisse notablement l'atttractivité d'un lieu pour les jeunes familles ce qui à terme a des conséquences négatives aussi sur l'économie de ce lieu. Il faut au contraire enclencher des dynamiques positives de type habitat acessiible, école, activité ...
Cette vision on la trouve dans notre programme présentée par Alain et des colistiers en réponse à des questions. Le programme est en cours de finalisation. Il est le fruit d'un travail de plusieurs mois fait par différents ateliers en charge d'un thème. La synthèse proposée s'intitule "l'humain, l'océan et la mer" et porte un projet humaniste, social et écologique dont l'application impliquera les citoyens à travers la démocratie participative. Le document de travail est d'ores et déjà consultable sur notre site pour enrichir réflexions et débats. .
D'autres questions ont été posées sur l'environnement, la pêche, la biodiversité mise en cause par les frelons, la vidéoprotection, la bibliothèque...permettant de dévoiler d'autres propositions de notre projet.
Le pot de l'amitié a conclu chaleureusement cette soirée
Samedi 7 février
16 h - 21 h Le Bourg, Salle Maison Pour Tous
Parler du présent et de l'avenir de Penmarc'h. Trait de côte, logement, cadre de vie : des sujets qui nous concernent toutes et tous.
Avec les interventions de : Marc Andro, élu local - Président de l'OPAC et Hervé Drézen, RéalisateurDevant un public très nombreux (les colistiers sont restés debout et une vingtaine de personnes sont reparties faute de place) Alain Guichaoua a présenté qualques axes du projet porté par notre liste, puis les colistiers se sont présentés individuellement. les deux intervenants ont exposé clairement les enjeux de leur thématique. Hervé Drezen a parlé du retrait notable du trait de côte et des conséquences qui se font d'ores et déjà sentir. Dans la salle un scientifique présent à complété les propos du réalisateur.
Marc Andro a traité ,quant à lui, de l'enjeu principal d'une politique du logement à Penmarch : accueillir et maintenir des actifs, en particulier des jeunes.
Le territoire dispose de nombreux atouts pour attirer et accueillir des actifs et des jeunes :
• un environnement naturel de qualité ;
• une vie associative, culturelle et sportive riche (sports de glisse, activités maritimes) ;
• des emplois locaux, mais aussi une population active travaillant à Pont-l’Abbé, voire à Quimper,
notamment pour les couples ;
• des actifs travaillant à distance ou pour des employeurs, donneurs d’ordre ou clients situés hors de la
région.
L’accès au logement est aujourd’hui plus difficile pour plusieurs raisons cumulées :
• une forte pression foncière liée à l’attractivité touristique et résidentielle (résidences secondaires,
retraités), entraînant une hausse des prix et une raréfaction de l’offre ;
• des politiques nationales de réduction de la consommation d’espaces naturels et agricoles, qui limitent
les possibilités de construction ;
• un coût de construction qui augmente plus rapidement que les revenus, en raison :
o du renforcement des normes,
o de la raréfaction de la main-d’œuvre,
o de la hausse du prix de certains matériaux ;
• des taux d’intérêt historiquement bas entre 2018 et 2022, qui ont masqué temporairement ces
déséquilibres.
Quelles pistes d’action ?
Construire dans le cadre des contraintes environnementales
Les projets de logement doivent être pensés dans le respect de la loi Climat et Résilience et de
l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN), et intégrés aux documents de planification
intercommunaux (PLUi et SCOT).
Réserver le foncier aux résidences principales
Il est nécessaire de prioriser l’usage des zones constructibles pour les résidences principales :
• ne pas créer de nouveaux lotissements destinés aux résidences secondaires ou aux locations touristiques
;
• considérer que le parc existant est suffisant pour ces usages ;
• s’appuyer sur les possibilités offertes par la loi Le Meur.
Favoriser les opérations en tissu urbain existant
Le développement de logements doit privilégier la densification et la requalification du tissu urbain (par
exemple à Penmarc’h, Guilvinec, Plobannalec), même si ces opérations sont :
• coûteuses (démolitions),
• longues (multiplicité des parcelles),
• complexes sur le plan juridique et foncier.
Le recours à des dispositifs de portage foncier (EPFR, bailleurs sociaux, etc.) est nécessaire, en
veillant à ce que l’investissement foncier ne soit pas assimilé à un investissement immobilier classique.
Développer le logement locatif social
Il convient de proposer des programmes de logements locatifs sociaux :
• de préférence en cœur d’agglomération ;
• en ciblant prioritairement les jeunes actifs ;
• en s’inscrivant dans une logique de parcours résidentiel.
Diversifier l’offre de logements
Plusieurs solutions complémentaires peuvent être envisagées :
• des logements meublés temporaires pour les jeunes actifs ;
• des dispositifs de location-accession, permettant un coût réduit grâce à des opérations groupées et à
une fiscalité adaptée (TVA réduite, etc.) ;
• des résidences seniors autonomes, situées à proximité des commerces et des services de santé ;
• de l’habitat léger, comme solution partielle et ciblée, en s’assurant qu’il est bien destiné à de la
résidence principale.
Enjeux sociaux associés La question du logement est étroitement liée à des enjeux sociaux majeurs : précarisation des parcours de vie, perte d’autonomie et nécessité de renforcer les liens intergénérationnels.
Le pot de l'amitié a conclu, une nouvelle fois, chaleureusement cette soirée
Dimanche 8 mars
9 h - 13 h Port de Kérity